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Par un beau dimanche de Super Bowl
Claudia Martin
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2009-02-04 14:41:02 Société |
 Dimanche dernier, 15 personnes se sont entassées dans mon salon pour la journée sportive par excellence : le dimanche du Super Bowl (additionnée d’une partie des Canadiens dans l’après-midi) ! Il s’agissait pour certains d’une journée de sport télévisé parfaite et pour d’autres de l’occasion rêvée de se réunir entre amis !
Par ailleurs, n’oublions pas que c’est aussi l’événement de publicité le plus célèbre du monde. La diffusion du Super Bowl est fort probablement la seule émission où les téléspectateurs restent rivés à leur écran pour regarder les publicités !
Qui n’a jamais vu les chevaux de Budweiser ou les publicités hilarantes de Pepsi ? Ces compagnies dépensent des sommes astronomiques (3 millions pour 30 secondes cette année !) pour être vues par des millions de téléspectateurs lors d’un des événements sportifs les plus écoutés de l’année mais aussi pour faire parler d’elles dans les journaux du lendemain s’ils ont eu la chance de faire bonne impression !
Je dois dire que j’ai beaucoup aimé celle de Doritos dans laquelle un employé croit au pouvoir d’une petite boule de cristal et la lance dans la machine à croustilles afin de réaliser son vœux : des Doritos gratuites. Ma préférée cette année ? Celle de Careerbuilder.com, petit clin d’œil à la crise économique qui fait rage aux États-Unis.
Un peu paradoxal, non, qu’une publicité de site de recherche d’emploi soit présentée à une heure de grande écoute lors d’une des rencontres sportives les plus coûteuses au monde (si on considère les salaires des joueurs, les prix des billets, le coût des annonces publicitaires,… etc.) alors qu’un nombre croissant de téléspectateurs américains ont de la difficulté à joindre les deux bouts ! Serait-ce le fameux paradoxe américain ?
 Parfois, je me demande si payer de si grosses sommes pour être vus quelques secondes vaut vraiment la peine. Évidemment, il m’est difficile de répondre mais je peux vous dire que dimanche dernier, nous étions 15 dans mon petit salon avec une Budweiser à la main… Impact du message publicitaire ou simplement le goût d’une Bud ?
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Négocier sur les écrans du public
Elaine Mayrand
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2009-02-04 14:11:54 Médias |
Tout récemment était mis en ligne un nouveau site, lheurejuste.ca, publié par la direction de Québécor Média. Y avez-vous jeté un coup d’œil?
Loin de moi l’intention de commenter sur le fond le conflit de travail qui oppose le géant des médias à ses employés syndiqués… cette fois ceux du Journal de Montréal. En fait, ce que je trouve à la fois fort intéressant et tout à fait déplorable (et j’assume ici mon ambivalence) c’est la médiatisation à outrance du conflit…
Chacune des parties s’est offert un véhicule, à la limite de ses moyens évidemment, pour courtiser les lecteurs et leur permettre de ne pas perdre une miette…mais alors pas une miette(!)d’information croustillante sur le conflit.
Déjà, l’édition quotidienne du Journal a permis la semaine dernière de découvrir le curriculum de toute l’équipe « temporaire » de rédaction… qui cumule comme chacun le sait, quelque 300 années d’expérience ! Il est clair que c’est pour ce genre d’information que l’on brave le froid pour sortir acheter le journal le matin…
Maintenant, avec son nouveau site lheurejuste.ca, la direction de Québécor présente au grand public, à l’aide de visuels évocateurs et « punchés », la « vérité vraie » qu’elle oppose à une série « d’énoncés mensongers »… L’éditrice explique cette initiative par leur volonté d’informer le citoyen qui « en raison de sa fidélité au Journal, mérite d'être informé des tenants et aboutissants de cette situation ».
Ce que j’en retiens surtout, c’est qu’une entreprise (privée, aux dernières nouvelles) se sent justifiée (voire obligée ?) de mettre ainsi sur la place publique, en fait sur les écrans du public, une série d’allégations, d’arguments et de contre arguments concernant sa gestion; l’ironie, c’est que la plupart des énoncés « mensongers » ne s’étaient pas rendus jusqu’à moi en fait… et que maintenant je les connais !
Évidemment, la partie adverse pourra y opposer d’autres arguments et contre arguments, jusqu’à plus soif...sur son propre véhicule : le site des employés en lock-out du Journal de Montréal, ruefrontenac.com se propose pour sa part de répondre Par la bouche de nos crayons! et appelle au boycott du quotidien.
Cela dit, les deux parties offrent, en parallèle, un contenu informatif et l’on peut saluer le professionnalisme des uns et des autres… Qu’est-ce qu’on attend du public au fond ? Et surtout, est-ce qu’on a encore le temps de négocier ?
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Killer snow?
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2009-02-04 13:15:43 Miscellaneous |
I hate to admit it, fearing revocation of my status as a good Canadian, but I’m not a huge fan of snow. I like skiing and skating, but not a big fan of speed or falling on my behind, so that renders these sports pretty much neutral for me. I don’t do especially well in the cold, despite my natural layer of insulation, which I attribute to a long ago episode of Christmas carolling that left me with frostbitten nose and toes. Après-ski I excel at, but I feel like it’s cheating if you haven’t done the first part.
Snow isn’t especially popular in my household either: my husband grew up in a warm place and approaches the liberation of our cars from snowdrifts and snowplows as a task slightly more amusing only than a visit to the dentist. Furthermore, I’ve been late two times in the past three days because I’ve been stuck behind trucks dropping off their loads of tonnes of snow, and our snow shovel has been stolen. Twice.
But nothing has made me wish for the rapid disappearance of snow more than the headline that greeted me this morning: three seniors run over by snow trucks who didn’t notice them trying to cross the street.
All I can say is, this horrifies me. It troubles me because the most vulnerable of our society are victim to a practice that we usually boast about.
Me included: how many times have I told visitors to our city that Montreal has the best snow removal system in the world? How I gloated when I went to Boston and noted that the streets were poorly cleared and banks of snow lined the parking spots. Here, we watch as the various machines and engines sweep, scoop, push and blow the snow across our streets, leaving an almost perfect path in its wake. The only thing more perfect, ironically, is the sight of untouched snow, unsullied by human presence.
Now I cannot look at the fleets that prowl our roadways without fear, however. Not only the old and perhaps slow-moving pedestrian is a target: so is the mother pulling a baby on a sled, an incident that happened a few years ago, or the person who simply doesn’t get out of the way in time, even if it is his or her right of way.
I don’t blame the private contractors, who handle the majority of the snow removal in this city, as appears to be an allusion from certain media. But I do think that there is no acceptable reason, none, for this kind of accident to happen. And three in the same day – it should be impossible. Sadly, it was not.
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Sommes-nous tous égaux face aux médias?
Amel Elimam
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2009-01-30 15:26:49 Société |
 Vous avez tous entendu parler de l’affaire judiciaire dite “Lola,” de son nom de code, qui oppose un ex couple de conjoints de fait, dans laquelle Madame demande une pension alimentaire colossale à Monsieur, millionnaire de son état.
Cette affaire a fait l’objet de nombreux commentaires quant au fond même de la demande présentée. Mais ce qui m’intéresse ici, c’est l’angle différent sous lequel cette affaire est rapportée par un média spécialisé et une avocate, ancienne bâtonnière, dénonçant cette fois le COMPORTEMENT face aux médias, de l’avocate de “Lola”, Me G.
L’ancienne bâtonnière, qui jouit d’une grande expérience en droit de la famille, a envoyé une lettre ouverte aux médias, dans laquelle elle reproche à Me G d’avoir porté atteinte à l’intégrité de la profession et à l’image de la justice, en énonçant des propos très choquants sur le statut de la femme, dans le but d’illustrer de façon très scénarisée et donc évocatrice, la cause de sa cliente. Et cela, sans considérer suffisamment l’impact négatif de ses propos sur la vie familiale de ladite “Lola”.
L’enjeu est ici la question de la fin et de ses moyens.
Le besoin outrancier Me G de faire de cette cause, au demeurant fort intéressante d’un point de vue juridique, un tel spectacle médiatique est assez choquant, compte tenu de la réserve que cette profession exige (souvenirs, souvenirs ♪♫….!).
L’ancienne bâtonnière vient rappeler que la profession d’avocat devrait induire des réflexes d’humilité (aussi difficile soient-ils à appliquer pour certains …) et un principe de réserve qui auraient dû empêcher Me G de sombrer dans une certaine vulgarité.
Et oui, quelques instants de gloire ou de frissons médiatiques ne devraient pas faire oublier à ceux qui ont un mandat d’auxiliaire de justice de garder la tête froide.
C’est ainsi ! Il est des professions, où à mon avis, la sphère médiatique devrait être pénétrée en ayant bien pris garde de s’être délesté, au préalable, de ses velléités trop personnelles ou carrément opportunistes. Cette précaution épargnerait des propos trop fantaisistes que plusieurs pourraient regretter avoir tenus…et que tous regrettent avoir entendus!
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Why is good news not news?
Catherine Cunningham
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2009-01-27 16:46:47 Media |
This question has bothered me since I began my career in communications. It has recently become especially important to me as I am concerned by the media coverage of the supposed “disastrous” state of the borough of Montreal-North. I recognize that there are socio-economic problems that urgently need to be addressed, but exclusively negative coverage only exacerbates the problem. By continuously knocking the population down, how are media offering solutions or addressing the population’s needs? It is time to discuss solutions.
I was especially troubled when youth from Montreal-North invited Montreal media to attend a cultural event they organised to show the positive side of their community and a single community radio station attended the event. Yet, journalists and television crews regularly crowd the borough to cover demonstrations and riots. Is bad news really the only news that people want to read?
Are we to understand that when youth from a borough with a “bad reputation” unite to create and present a cultural event that highlights a different side of their community it is not newsworthy? The neighbourhood youth spent months creating dances, songs, poetry and slam with the hope of showing the media and the Montreal community their culture, pride, strength, hope and solidarity. Yet, apparently, hardly any invited media cared.
I understand that newsrooms are stretched to their limit and that attending an event on a Saturday night is not ideal, but it’s the job of a journalist to cover all sides of the story. I wonder if they would have been there if it was a dramatic crime scene.
I am disheartened at the selective coverage this borough has received and hope that media will begin to take a different approach when dealing with disadvantaged communities. Let’s stop focusing on just the problems; rather, bring to light what makes the population proud.
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